Dénoncer le racisme et défendre les forces de l’ordre: vive le modèle français !

3/06/2020

Huit jours après la mort de George Floyd survenu lors de son interpellation par des policiers américains, le maire de Nice, Christian Estrosi, estime que l’on peut lutter contre le racisme sans combattre la police française. « Le système américain n’est pas le nôtre », affirme-t-il.

« Mon pays, c’est la France. » En prononçant cette phrase, combien de fois ai-je ressenti un sentiment de fierté d’être l’un des membres de cette « vieille France, accablée d’Histoire, meurtrie de guerres et de révolutions » si chère au général de Gaulle. Mais il est des moments où ce sentiment d’appartenance à la patrie des droits de l’homme, des Lumières, de la Révolution française est plus émouvant que d’autres.

Nous sommes dans l’un de ces moments. Celui de la mort de George Floyd, un homme noir, à Minneapolis, aux Etats-Unis, le 25 mai dernier à la suite de son interpellation par un policier blanc. Ce décès a légitimement ému le monde entier. Comment au XXIe siècle peut-on encore accepter que la couleur de peau conduise à des violences policières ? Comment les avancées obtenues depuis des dizaines d’années au prix de lourds combats contre le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et toute forme de ségrégation n’ont pu empêcher un tel drame ? Voilà autant de questions qui se posent et qui remettent sur le devant de l’actualité le débat des violences policières.

Déjà, une chanteuse, Camélia Jordana, avait évoqué le 23 mai sur un plateau de télévision des « hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau et les milliers de personnes qui ne sentent pas en sécurité face à un flic ». Ces propos ont choqué légitimement, comme la mort de George Floyd émeut profondément. Quelques mois plus tôt encore, les manifestations des Gilets jaunes et l’affaire Geneviève Legay de Nice avaient l’an dernier fait écho à ce même sujet.

Depuis, le débat bat son plein. Et débattre est toujours sain dans une grande démocratie. Mais pourquoi engager cet échange de façon si manichéenne dans cette période où nous avons plus que jamais besoin de rassemblement ? Pourquoi devoir toujours choisir un camp et s’affronter ? Pourquoi s’en prendre de manière aussi déraisonnable aux forces de l’ordre françaises en affaiblissant in fine leur autorité ?

« La technique de l’étranglement est heureusement bannie de notre Etat de droit »

Ni amalgame, ni raccourci. Il me semble que beaucoup manquent malheureusement de mesure sur ces questions. Oui, on peut, je le crois, dénoncer le racisme de toutes ses forces et affirmer avec la même détermination que ceux qui sont là pour nous protéger font un travail admirable et qu’il convient de respecter leur autorité. Est-on obligé de dénoncer les violences policières pour dénoncer le racisme ? J’en appelle à l’esprit de responsabilité de tous ceux qui, comme moi, sont choqués par ce qui s’est produit aux Etats-Unis afin de leur demander de ne faire ni amalgame, ni raccourci.

Je dénonce les méthodes employées aux Etats-Unis, l’injustice dont sont victimes les hommes noirs et la multiplication des violences policières et en particulier ceux qui évoquent le passé judiciaire de cet homme qui avait purgé sa peine. Mais j’estime aussi qu’il serait mortifère de faire des policiers français les boucs émissaires d’un système américain qui n’est pas le nôtre.

Chez nous, la technique de l’étranglement est heureusement bannie de notre Etat de droit. Chez nous, les policiers qui fautent sont sanctionnés et même radiés. Chez nous, on combat le racisme sous toutes ses formes, mais on défend les policiers et les gendarmes qui incarnent l’autorité.

Oui, plus que jamais, je suis fier, car mon pays c’est la France.

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