Santé et solidarités

Mardi 1er décembre, près de 100 adhérents de La France Audacieuse ont participé à notre réunion sur la santé et les solidarités animée par Arnaud Péricard, Maire de Saint Germain en Laye, Délégué général de notre Mouvement.

Ce format répond à une demande que nos adhérents avaient formulée lors de notre consultation de septembre : pouvoir échanger directement entre adhérents, élus et citoyens dans un seul but, construire la France des solutions. Avec ces réunions numériques, nous voulons permettre à chaque adhérent, qu’il soit Maire, élu ou citoyen, de pouvoir témoigner, faire des propositions et donner son avis.

Retrouvez ci-dessous un résumé de cette réunion.


Réunion du Mardi 1er décembre 2020 :

nos adhérents ont des idées !


1. La crise du Covid-19 a renforcé le rôle des territoires dans le domaine de la santé et des solidarités.

  • Ces nouveaux enjeux obligent toutes nos collectivités à être dans l'action. Ne se pose plus la question pour les élus de pouvoir agir en faveur de la santé au plan communal alors qu'il s'agit d'une compétence avant tout nationale dans notre pays. C'est aujourd'hui devenu une nécessité dans l’intérêt de nos populations. Dès le début de la crise, les solutions sont venues des territoires, plus réactifs que la machine d'Etat.
  • Notre expérience doit permettre de préparer les futures crises avec une nouvelle organisation de la santé. C'est l'alliance des territoires - communes, intercommunalités, départements, régions - qui nous permettra de mieux prévoir les futures pandémies.
  • La campagne de vaccination à venir doit associer totalement les communes afin de ne pas reproduire ce que nous avons connu avec les masques et les tests.
  • Les collectivités transfrontalières ont été les témoins ailleurs en Europe d'une meilleure implication des territoires dans la gestion de crise, par exemple en Allemagne ou au Luxembourg.
  • En France, le couple Maire-Préfet doit être renforcé pour être plus pragmatique, plus efficace, et surtout permettre un vrai travail partenarial. Les collectivités ne doivent plus être uniquement dans l'exécution. Il faut de la codécision et de la souplesse dans l'application locale des mesures.

2. Dans cette période difficile, les territoires sont des acteurs essentiels des nouvelles solidarités. Il faut leur faire confiance !

  • Au-delà des aspects sanitaires, la crise présente un risque réel d'effets secondaires, notamment psychologiques et médicaux, auprès des personnes fragiles. Nos communes sont en première ligne pour détecter et accompagner ceux qui en ont le plus besoin, comme par exemple, avec nos services petite-enfance.
  • La vie sociale et économique est aussi pénalisée par le contexte actuel. Nos entreprises souffrent. La pauvreté risque d'augmenter. Les marges de manœuvre des territoires sont trop étroites. Le plan de relance national ne délègue pas assez de crédits aux collectivités locales et n'est pas assez lisible.
  • Le handicap, la pauvreté, le développement de la précarité chez les jeunes, les familles monoparentales et les séniors, sont des sujets sur lesquels les territoires sont déjà les premiers acteurs et agissent au quotidien.
  • Ces sujets ne concernent pas que le milieu urbain mais aussi notre ruralité où ils sont parfois moins mis en évidence. Sur ce point aussi, les Maires sont les mieux à même d'accompagner les plus faibles. Ils doivent voir leurs compétences, et les financements liés, renforcés.
  • Cette crise a aussi démontré la réalité de la solidarité de l'urbain envers sa ruralité.

3. Comment, concrètement et rapidement, améliorer la santé et les solidarités dans nos territoires ?

  • Le modèle français de santé doit évoluer pour répondre au besoin du citoyen. Il ne peut pas ne pas tenir compte de la crise sanitaire de cette année.
  • Les communes doivent gérer l'ensemble des politiques sociales et de solidarités, condition indispensable pour consolider le lien intergénérationnel et bâtir efficacement de nouvelles politiques sociales.
  • Les contrats locaux de santé et les communautés professionnelles de santé sont deux dispositifs complémentaires pour construire les parcours de soins dans nos territoires. Pour être efficaces, ces dispositifs doivent aller encore plus loin et associer davantage les élus locaux dans leur mise en place et ensuite dans leur mise en œuvre.
  • Face à la crise sanitaire, le développement de centres communaux ou intercommunaux de santé, en partenariat avec les professionnels de santé, apparait comme un modèle social et solidaire transposable rapidement. Les maisons de santé peuvent aussi permettre de lutter contre les déserts médicaux, pas uniquement en milieu rural.
  • Afin de coordonner les politiques de santé, la création de conseils locaux de santé, présidés par le Maire, à l'échelle du bassin de vie, peut être une solution efficace. Cet outil permettrait de tisser de vrais partenariats entre les acteurs privés et publics à l'échelle d'un territoire cohérent.


En savoir plus sur ce sujet ? (Re)découvrez la tribune de Christian Estrosi, Arnaud Péricard et Jean Luc Moudenc en mai 2020.

Et vous, que pensez vous ? Vous avez une idée ? Continuons ce débat ! Cliquez ici

Toutes ces contributions viendront enrichir nos futures propositions dans ces domaines.